KENDO GUADELOUPE


Le Iaidō est un art martial se focalisant sur l'acte de dégainer le sabre et de trancher en un seul mouvement. Tout comme pour les autres budō, cette école se focalise plus sur l'harmonie des mouvements et la démarche spirituelle (influence du zen), que sur l'efficacité technique.


Histoire

Autour de la pratique du sabre des samouraïs existaient deux types d'écoles complémentaires, les ken-jutsu ou techniques de maniement du sabre, et les iai-jutsu, techniques consistant à trancher en dégainant. L'iai a été codifié à la fin du xvie siècle par Hayashizaki Jinsuke Shigenobu, et rapidement répandu à travers les écoles traditionnelles. Ce n'est qu'au xxe siècle que le terme iaidō fait son apparition, et devient un art plus philosophique, consacré à la recherche du geste pur et à l'éveil spirituel. Un nom important à citer pour ces modification est Nakayama Hakudo.

Les kata enseignées par les écoles répertorient les gestes et situations courantes de combat. Leur pratique permet un apprentissage conduisant à une fluidité des mouvements et une réponse rapide dans ces situations de combat.

Les deux écoles qui recensent le plus d’élèves dans le monde sont musō jikiden eishin-ryū et musō shinden ryū. Comme la très grande majorité des écoles d’ iai, elles sont issues de hayashizaki-ryū, style proposé par le fondateur qui s'est ensuite subdivisé en de multiples écoles. Bien qu'issues d'une seule et même école, les deux enseignements se sont séparés en 1936. Il existe donc également de nombreuses autres écoles actives, certaines n'enseignant que l’iai comme hoki-ryū, d'autres pluri-disciplinaires comme katori shintō ryū, sui o ryū, Take No Uchi, Kashima Shinto Ryu. La tradition de ces écoles s'est perpétuée sans interruption d'enseignement parfois depuis plusieurs siècles.

La fédération japonaise de kendo (Zen Nihon Kendō Renmei, dite ZNKR) propose une série de douze katas (formes) nommée zen ken ren iai ou seitei iai. Aujourd'hui, cette série vise à offrir aux pratiquants de kendo et aux débutants dans l' iaidō un ensemble cohérent donnant un aperçu des techniques d’iai sans pour autant s'engager dans une école particulière.

Comportant à sa création en 1968 sept kata proposés essentiellement par les écoles Muso Shinden Ryū et Muso Jikiden Eishin Ryū, la série s'est enrichie en 1980 de trois formes supplémentaires, puis en 2001 de deux nouvelles. Cette série permet la rencontre des écoles traditionnelles autour d'un style commun. Elle offre également la possibilité de passages de grades fédéraux, qui sont les seuls actuellement reconnus par l’International Kendo Federation (FIK) et les ministères nationaux appropriés, comme Jeunesse et Sports en France.


Que signifie iaido ?

Le terme iaidō est composé des trois kanjis suivants :

居 合 道

Ceux-ci signifient approximativement :

- vivre, exister (居, i)
- l'harmonie, l'union (合, ai)
- la voie (道, dō)

Iaidō peut donc se traduire par « la voie de la vie en harmonie », ou « exister en union avec la voie ». Le préfixe « i » peut aussi être interprété par le chiffre 1, l'unité : La voie de l'unité de l'individu, en lui même pour être « bien dans sa peau » et avec les autres : adversaire pour le vaincre, société pour la servir. En fait, son integrité Bio-psycho-sociale..


La pratique

L'essentiel de la pratique de l’iaidō consiste en l'apprentissage et l’exécution de kata, séquences de mouvements précis, s'exécutant la plupart du temps seul et correspondant à un scénario. Ces formes constituent autant de supports à l'enseignement et permettent la transmission de l'ensemble des techniques.

Les katas se composent à la base des quatre mêmes étapes :
• dégainé et première coupe (nukitsuke ou nukiuchi)
• coupe principale (kiri oroshi)
• nettoyage de la lame (chiburi)
• rangement de la lame dans le fourreau (notō)
On distingue aussi une partie importante propre à de nombreux kata : Furikabuto, l’action de « brandir le sabre ».
De nombreuses variantes, coupes, frappes d’estoc, frappes avec la poignée du sabre, sont ajoutés dans certains kata. Les kata démarrent soit debout (tachi iai), soit à genoux au sol (seiza), soit dans une position avec un seul genou au sol (tate hiza).

Ces kata doivent être « habités » par le pratiquant, et induisent des notions fondamentales propres à tous les budō :
• Zanshin : la vigilance active. Le ressenti, la perception de l'environnement.
• Seme : la menace, construction de l'attitude exprimant la capacité de réaction instantanée.
• Metsuke : le regard global, non focalisé, perception visuelle large.


L’entraînement au iaidō peut se qualifier de pratique individuelle - collective.

- Individuelle, car sans partenaire direct, hormis dans la situation virtuelle du kata. Intellectuellement, c'est principalement un travail approfondi sur la concentration. Physiquement, sous des aspects souvent calmes, l'entraînement - surtout pour les départs en seiza (à genoux) ou tate hiza (un genou au sol, assis sur le talon de la même jambe) - fait intervenir des muscles puissant des jambes - fessiers, adducteurs, psoas iliaque, jumeaux, isquiaux-jambiers, gourmands en énergie, ainsi que toute la ceinture abdominale, à partir de positions en flexion maximum, fourni un effort propre à l'endurance et la puissante (force-vitesse). Cette pratique bien menée ne provoque aucun traumatisme, et peut se poursuivre sans problème jusqu'à un âge avancé, avec toutefois une réserve pour les genoux. On note en effet que certaines écoles exigent le port de protections type genouillères, lors de la pratique des kata notamment.

- Collective, car l'exercice d'apprentissage demande un rythme spécifique pour chaque niveau d'étude et pour chaque école. Ce rythme, ce déploiement collectif d'énergie, appelé Ki awase, porte le pratiquant, bien au-delà du stade où il aurait arrêté s'il était seul. De plus, l'exercice consistant à suivre exactement le rythme du professeur ou d'un élève avancé fait partie de l'étude, dans l'objectif de la mise en harmonie instantanée indispensable lors d'un duel (i - unité, ai - harmonie).


Source Wikipédia (lien vers l'article "Iaido")

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